Perspectives gorziennes

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lundi 26 septembre 2016

L’extraordinaire productivité d’un petit potager de 50 m2 : un exemple pour nourrir la ville de demain ?

arton5754-9106a.jpgPar Simon Gouin le 16 septembre 2016 sur Bastamag

Dans la banlieue de Rouen, un jardinier amateur arrive à produire 300 kg de fruits et légumes par an, avec son potager d’à peine 50 m2. Et ce, sans pesticides ni engrais chimiques. Optimiser l’espace, favoriser les échanges entre végétaux, bien choisir les endroits où pousseront tels types de plantes, voici ses conseils en cinq grandes leçons. De quoi inspirer celles et ceux qui souhaiteraient développer l’autonomie alimentaire de leur quartier sans forcément disposer de grands espaces.

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mardi 20 septembre 2016

Pourquoi le jambon est-il rose ?

Sur youtube le 14 septembre 2016

Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi a-t-il la réputation d'être bon pour les enfants ? Elise Lucet révèle les recettes inavouables des géants de l'agroalimentaire. De la Bretagne au Danemark en passant par la Californie et le Wisconsin, pendant un an, une équipe a avalé les kilomètres, en avion, en voiture et en caddy pour déterminer comment ces mastodontes de l'assiette pèsent sur les décisions de santé publique, à leur avantage. Elise Lucet prolonge l'enquête avec des experts et des responsables politiques.

samedi 3 septembre 2016

Le regard d’Arno MÜNSTER sur André GORZ, le « dérangeur »

Mis en ligne le 8 septembre 2010

Dans un ouvrage paru en 2008, (2) le philosophe Arno Münster (1) rend un vibrant hommage à André GORZ. Selon lui, celui-ci

« s’inscrit dans l’histoire intellectuelle du XXe siècle, comme l’un des critiques les plus perspicaces de son temps, ainsi que comme un grand écrivain, journaliste et philosophe. Sa faculté tout à fait exceptionnelle d’analyse et de prévision autorise à le ranger parmi les grands visionnaires de notre ère. (…) Reçu chez lui (…) j’ai été frappé par la manière dont il parvenait à associer la plus haute réflexion théorique avec une extraordinaire modestie, la faculté d’analyse critique et dialectique avec une sincérité hors du commun, la franchise dans la formulation de ses thèses avec une exceptionnelle timidité. »

Dans la revue Écorev (3) n°33 automne 2009 « Penser l’après capitalisme avec André Gorz », Arno Münster revient sur les aspects de son œuvre qui ont sérieusement « dérangé » à gauche et surtout, à l’extrême gauche. Il n’est pas inutile de citer un long passage de son article intitulé « André Gorz, dérangeur ou constructeur d’une nouvelle utopie éco-socialiste ? » :

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André Gorz, un philosophe contestataire et rebelle

Mis en ligne le 8 septembre 2010

c9306580a6c0f1304ee49a22526cf12b.jpgDans mon « A propos » je suggère que le manque de notoriété de l’œuvre d’André GORZ au sein de la « gauche de la gauche » serait dû à sa mauvaise réputation. Il y a lieu d’expliciter les origines de cette mauvaise réputation, qui n’est pas exactement fondée sur des malentendus. Dans un entretien avec Marie-France AZAR de 1991 sur France Culture (1) , André GORZ précise les fondements de son attitude :

« Mes réflexions ont une valeur de nuisance très élevée et en somme c’est leur valeur de nuisance que je crois féconde. Comme vous le savez, je n’appartiens à aucune culture. J’ai été obligé de définir moi-même les critères de validité des valeurs qui sont charriées par toutes les cultures ambiantes. Je ne peux m’identifier à aucune, me sentir chez moi dans aucune.(…)Mais j’ai ramassé des morceaux par ci et par là pour me bricoler un système d’orientation, un système de valeurs qui me semble correspondre à quelque chose de très fondamental dans la réalité humaine et de transculturel. »

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La crise du capitalisme, son effondrement

Mis en ligne le 31 août 2010

'Dans son livre posthume "Ecologica"André GORZ nous explique que le progrès foudroyant des technosciences – l’informatisation, la robotisation – entraîne une production croissante de marchandises pour une quantité décroissante de travail. La conséquence est que le coût de travail d’un produit ne cesse de diminuer et que son prix ne cesse de baisser. Il faut donc que chaque travailleur augmente la valeur de sa production (sa productivité), afin que le montant des profits réalisables ne diminue pas et « plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit diminue ».(1)''

On assiste alors à une course à la productivité, une réduction des effectifs, une pression sur les personnels, une diminution des salaires. « Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cesse d’être assez rentables. » D’après une estimation du cabinet MacKinsey en 2006, 80000 milliards de dollars de capitaux excédentaires cherchaient des placements et il se trouve qu’ils ne trouvaient pas et actuellement, la moitié des profits des sociétés américaines sont obtenus par la spéculation boursière et non par la production.

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