Perspectives gorziennes

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mercredi 25 mai 2016

TF1 jusqu'à la lie

9782259248952.gifDans « La machine à fabriquer des abrutis », chapitre 6 de son livre « Le miroir aux alouettes » (Plon éditeur, mars 2016), Michel Onfray démonte l’un des rouages essentiels de cette machine, la télévision et plus particulièrement TF1.
Extraits pages 163 à 167 :

« Chacun sait qu’en régime libéral la télévision n’est pas un instrument d’éducation populaire, comme elle le fut à ses débuts sous un de Gaulle que la gauche présentait comme un fasciste. La formule contemporaine a clairement et cyniquement été donnée par Patrick Lelay (1) , PDG de TF1.

Citons-le avec soin, même longuement, pour éviter de lui faire dire ce qu’il n’aurait pas dit :

« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.

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mardi 17 mai 2016

André Gorz et Mai 68 par Michel Contat

ContatW.jpgExtrait du livre de Michel Contat « André Gorz – Vers la société libérée » Editions Textuel/Institut National de l’Audiovisuel - Chapitre « La leçon de 68 » pages 29-32

En 1968, le mouvement de Mai en France ainsi que la radicalisation de la contestation dans tout le monde occidental, notamment aux Etats Unis et aussi en Tchécoslovaquie, vient en quelque sorte donner raison à André Gorz et entraine chez lui une radicalisation théorique qui aboutira, en 1980, à ses Adieux au prolétariat, adieux qu’il avait annoncés dès les années 1960. Mais il lui faudra auparavant se défaire d’une problématique du parti révolutionnaire.

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dimanche 8 mai 2016

La vérité est un pays sans chemin (Krishnamurti)

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Extrait du discours prononcé le 2 août 1929 par Jiddu Krishnamurti pour la dissolution de l’Ordre de l’Etoile d’Orient (1)

Je soutiens que la Vérité est un pays sans chemin : vous ne pouvez avancer vers elle par quelque voie que ce soit, par aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue et j’y souscris entièrement, inconditionnellement. La Vérité étant infinie, non conditionnée, inapprochable par aucune voie, on ne peut l’organiser ; on ne peut pas non plus constituer une organisation pour amener ou forcer les gens à suivre un chemin particulier. Si vous avez compris cela, vous verrez combien il est impossible d’organiser la foi. La foi est quelque chose de strictement personnel, vous ne pouvez ni ne devez l’organiser. Si vous le faites, elle meurt, se cristallise, devient un credo, une secte, une religion, que l’on impose aux autres.

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André Gorz : « Le vieillissement »

gorz.gifExtrait de « Le vieillissement » d’’André Gorz, Gallimard folio essais 2005 pages 393-395

« L’’essentiel du vieillissement est peut-être là : à 16 ans, à 20 ans, vous recevez le réel en pleine gueule, comme un choc. Vous découvrez avec scandale les putréfactions, les nécroses, les servitudes dans l’’âme de vos pères, le Racket mondial du Cartel du Pétrole, la diplomatie bananière de l’’United Fruit, le margoulinage organisé des Lemaire-Audoire, la bêtise de la puissance et les ignominies des carrières. Il n’’y a pas à chercher bien loin : le pourquoi de tout ça, vous vous en foutez : c’’est la monstruosité du fait qui compte et moins vous en saurez sur son histoire, plus, dans sa nudité, il vous frappe. Vous vous sentez le goût d’’étriper les racketeurs, d’’aller vous faire tuer au Guatemala, de dynamiter la planète.

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Condorcet et les femmes

Condorcet.jpegMarie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, né le 17 septembre 1743 à Ribemont et mort le 29 mars 1794 à Bourg-la-Reine, est un philosophe, mathématicien et politologue français.(Wikipédia)

La curiosité insatiable de Condorcet l'amène à s'intéresser à la philosophie et à la politique. Il collabore à l'Encyclopédie, défend les droits de l'homme et de la femme et s'oppose à l'esclavagisme. Dans la "Vie de Voltaire" (1789), il se montre tout aussi hostile à l'Eglise que l'auteur de Candide. Condorcet défend activement la cause des femmes et notamment le droit de vote, ("Sur l'admission des femmes au droit de cité" en 1790). Sa liberté de pensée lui vaut de fortes inimitiés. (site atheisme.free.fr)

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